AUTORISATION DE DEPART : « LES CHEMINOTS ACCUSENT… »

Depuis le 10 décembre, notre direction n’est pas avare d’intimidations et d’agitations, en tout genre, pour vous faire avaler le dossier indigeste de la suppression « d’autorisation de départ » !

Face à ce déploiement, sans précédent, les agents subissent une pression inadmissible pour faire appliquer les nouvelles modalités de départ. Cette nouvelle organisation n’a qu’un but : supprimer encore et encore l’emploi sur la région Limousin, en vidant les postes d’Escale de leur teneur sécurité et faire porter toute la responsabilité aux conducteurs et ASCT.
Pour se faire, tout est bon pour notre direction revencharde, même si pour cela, elle doit s’appuyer sur une réglementation écrite, sans concertation, entre les différents services concernés, à marche forcée, avec des incohérences qui mettent en péril la sécurité des voyageurs et des cheminots.

Face à ces attaques, la CGT et son UFCM ont décidé de s’opposer par tous les moyens à ce projet dévastateur, voulu par les apprentis-sorciers du libéralisme ferroviaire.
Ainsi, dès le mois de septembre, par l’intermédiaire des CHSCT de l’EMT, ESV et EIC, vos représentants ont demandé la mise en place d’une consultation pour démontrer l’irréalisme de ce projet et des manquements importants en terme de réglementation.
Refus immédiat de notre direction qui, au regard des enjeux économiques, ne fait que bien peu de cas de la sécurité des voyageurs et des cheminots.
Face à ce dédain, vos représentants CGT ont contraint la Direction à effectuer un CHSCT extraordinaire pour imposer une demande d’expertise permettant de mettre en lumière les manquements graves du dossier et revenir à une organisation permettant la sauvegarde physique et morale des cheminots et des usagers.
Face à cette demande d’expertise, émanant des prérogatives des CHSCT et partagé par l’ensemble des Organisations Syndicales (UNSA, CFDT signataires des demandes d’expertises dans les délibérations et FO et SUD RAIL, partageant le fond de la démarche), la Direction a répondu par la « BRU…TALITE » en assignant les secrétaires (ou membres désignés) de CHSCT au tribunal : vous ne rêvez pas !

Aujourd’hui, ceux qui ont l’outrecuidance de défendre la sécurité, les usagers et les cheminots se retrouvent au tribunal, comme de vulgaires politiciens qui auraient piqué dans la caisse !
L’entreprise traîne au tribunal vos représentants, avec pour seul critère, celui de vouloir défendre une vision du ferroviaire où la sécurité n’est plus au coeur du système !

Pour :
* l’EMT du Limousin : Loic GEYL (CGT) et Julien COUDERT (CGT)
* l’ESV du Limousin : Sébastien JOACHIM (CGT), Olivier SAINT ANDRE (CGT) et Cyril CANTAGREL (CGT),
* l’EIC du Limousin : Yann DESENFANT (CGT) et Karine PRAT-ESCRIBE (CGT)

Malgré les pressions que vous subissez, la CGT réitère le fait de ne pas tomber dans les provocations, de ne pas s’opposer entre services, de tout collèges confondus, car c’est bien ensemble que nous défendrons et gagnerons sur ce dossier !
Nous invitons les cheminots de tous les sites et de tous les services à être présents aux côtés de ceux qui portent ce dossier et qui défendront vos droits devant la justice.
Nous vous demandons d’être massivement présent le :

  • 07 février 2018, 14h au tribunal de grande instance
  • 01 février 2018, 10h au tribunal de Brive

Pour soutenir les membres du CHSCT qui défendront ce dossier pour le bien de tous et contre la vision libérale et dévastatrice de notre direction !
« Le combat que tu mènes aujourd’hui, t’aidera à développer la force dont tu auras besoin demain ! »
ALORS N’ABANDONNE JAMAIS !

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