Grève de la faim, CHU Limoges: preuve que seule la lutte paie !

Les syndicalistes CGT et Sud estiment avoir obtenu gain de cause à l’issue de négociations menées avec la direction du CHU de Limoges, ce vendredi 24 mars. En conséquence, les agents en grève de la faim depuis lundi ont stoppé leur action.

Ce vendredi 24 mars, des syndicalistes CGT et Sud, excédés par la situation sociale au CHU de Limoges, ont interrompu un Conseil de surveillance de l’établissement*, très remontés. Parmi eux figuraient trois des quatre grévistes de la faim depuis lundi, le quatrième ayant repris le travail le matin même (sans s’alimenter).

Après des échanges très tendus, la présidente du Conseil de surveillance, Marie-Françoise Perol-Dumont, a proposé de lever le Conseil et a invité la direction à négocier avec les syndicats, avec deux médiateurs, issus de l’association des usagers de l’hôpital. Le personnel ayant accepté, les négociations ont débuté à 11 h 15 et se sont terminées à 16 h.

CGT et Sud ont obtenu la création de 17 postes d’infirmiers et d’aides-soignants, d’un pool de remplaçants de 60 personnes pour faire face à l’absentéisme et la validation du remplacement de tous les départs en retraite du personnel soignant.

« Même si nos revendications étaient plus larges, nous estimons que c’est une victoire et nos collègues cessent leur grève de la faim », a souligné Florence Metge, secrétaire de la CGT au CHU.

Ces avancées ont été validées par un CTE (comité technique d’établissement) extraordinaire et acceptées par les autres organisations syndicales.

(*) Il délibère sur le projet d’établissement, donne son avis sur différents sujets. Il est composé d’élus, de représentants de l’ARS (Agence régionale de santé), d’associations, du personnel médical et non médical.

 

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